dans Le bonheur

Je suis en train de lire un excellent livre qui se nomme Switch : How to Change Things When Change Is Hard. Il y a tout plein de concepts vraiment intéressants, mais aujourd’hui, j’aimerais vous en présenter 2 petits.

Dès les premiers chapitres, les auteurs nous expliquent les principes du conducteur (le rider) et de l’éléphant. En gros, ce sont les 2 personnages qui nous gouvernent en tant qu’individu. Notre « éléphant » représente la force, le pouvoir, l’émotion. Le « conducteur » est celui qui dirige l’éléphant, c’est lui qui le contrôle, le pilote, le conduit. Le défi est de taille : si l’éléphant décide d’aller à gauche, même si le conducteur veut aller à droite, il n’y a pas grand-chose qu’il pourra faire. L’éléphant est trop fort. Par contre, si le conducteur ne dirige pas l’éléphant, ce dernier ne va nulle part, ne sait pas quoi faire, ou va tout simplement dans la mauvaise direction.

D’autres auteurs utiliseront la raison pour parler du conducteur, et le coeur pour parler de l’éléphant. La raison indique la direction et analyse rationnellement les raisons pour lesquelles il faut aller là. Mais il a besoin du coeur pour y arriver. Seul, il n’aura pas la force de se rendre à destination. Le coeur fournit l’énergie nécessaire pour s’y rendre.

OK, et pourquoi je vous parle d’éléphant et de coeur dites-vous? Excellente question.

1ère idée : le « jump-start »

Les auteurs font la mise en situation suivante. Un commerce local de lave-auto a mis en place un système de fidélisation des clients. À chaque lavage de voiture acheté par un automobiliste, ce dernier reçoit une étampe sur une carte. Lorsque le conducteur accumule 8 étampes, il reçoit un lavage gratuit. Le commerce a aussi remis à d’autres clients, une carte légèrement différente. Avec cette carte, les automobilistes doivent collecter 10 étampes pour avoir un lavage gratuit. Mais lorsqu’ils reçoivent la carte la première fois, 2 étampes sont déjà apposées. Le client doit donc en amasser 8, comme les clients précédents. Mais à l’instar de ces derniers, ils ont déjà 20 % du parcours de fait!

Quelques mois plus tard, seulement 19 % des clients avec les cartes de 8 étampes avaient reçu un lavage gratuit, contre 34 % des clients avec des cartes à 10 étampes! La raison est fort simple : les gens trouvent plus motivant de ne pas commencer tout à fait au début d’un long trajet, plutôt que de commencer au tout début d’un trajet plus court. C’est l’éléphant en nous à qui cela plaît. Le conducteur est capable d’analyser rationnellement que c’est exactement le même parcours : 8 étampes. Mais l’éléphant n’est que force et émotions. Il a l’impression que le chemin est plus court, il est donc plus motivé à commencer.

En utilisant la stratégie du « jump-start », on rétrécit le changement, le chemin à parcourir.

2e idée : de petits objectifs

Souvent, on a tendance à se fixer de gros objectifs. « Think big! » comme disait Gratton! Être ambitieux, c’est bien. Avoir des objectifs qui nous amènent à nous dépasser, c’est excellent. Mais le problème avec les gros objectifs, c’est qu’ils sont durs à atteindre. Pas impossible, mais plus dur, avec plus d’efforts, dans plus longtemps. L’éléphant en nous a besoin de gratification rapide. Pas dans 1 an. Maintenant! Plus c’est long pour l’éléphant de voir un résultat, plus les chances de se décourager sont grandes.

C’est drôle, mais le jour où j’ai lu ça dans le livre, je revenais du gym et je venais d’essayer quelque chose qui, à mon grand étonnement, avait fort bien marché. Mon programme de gym se compose de 8 exercises, chacun avec 12 ou 40 répétitions, et je fais le tout 3 fois. Je trouvais difficile de me rendre à la fin des répétitions. J’ai donc essayé quelque chose de nouveau. Par exemple, pour les 40 crunchs, j’ai commencé à compter jusqu’à la moitié :

  • 1,2, 3,…,20
  • Il en reste donc 20
  • Je divise encore par 2
  • Je compte 1, 2, 3…, 10
  • Il en reste 10
  • Je divise encore par 2
  • Je compte 1,2, 3,4, 5
  • Et je compte une dernière fois jusqu’à 5

Mes 40 crunchs sont faits! Cette façon créative de compter m’aide et je trouve l’exercice plus facile. Mais c’est quand j’ai écouté ce passage de Switch que ça a fait du sens. En comptant jusqu’à 20 au lieu de 40, l’objectif est plus petit, plus facile à atteindre. J’obtiens une gratification à 20, pas à 40. Ensuite, le prochain objectif est à 10. Encore un petit objectif. Gratification rapide! Etc. Encore une fois, on s’adresse à l’éléphant :).

Voilà, donc 2 petits trucs pour vous aider dans n’importe quel changement que vous voulez apporter. Dans votre vie, dans votre famille, dans votre entreprise, dans votre travail, n’importe où.

Si vous avez essayé quelque chose dans ce genre, j’aimerais vous entendre! N’hésitez pas à partager vos commentaires ci-contre!

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Showing 4 comments
  • Nicolas Sauriol-La Palme
    Répondre

    Intéressant, ce livre me fait penser au livre « One Small Step Can Change Your Life: The Kaizen Way » de Robert Maurer. Il y a une entrevue, en trois parties, avec lui sur youtube. Très intéressant.

  • Nadia
    Répondre

    J’adore ça! C’est comme pour le Design Hebdomadaire et L’Heure du Leadership… Depuis que je planifie mes semaines de cette façon, je suis beaucoup plus efficace et j’avance des projets pour lesquels je ne trouvais jamais de temps avant. Merci pour ton Blog, tes articles sont tous aussi intéressants les uns que les autres. Continue d’écrire tu as un impact sur beaucoup de gens j’en suis certaine 😉

  • Marc-André
    Répondre

    Merci Nadia pour les bons mots. Ça fait chaud au coeur :). N’hésite à me faire part de ce que tu penses des prochains billets! Merci encore !

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