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10 conseils à un jeune entrepreneur

J’adore jaser avec des entrepreneurs. Des nouveaux, des vétérans, des petits, des grands. J’aime entendre les histoires des autres, et j’aime raconter des histoires. J’aime le partage d’expérience qui survient à tout coup.

Il y a quelque temps dans la Communauté Niviti, j’ai répondu à un jeune entrepreneur qui demandait conseil. Ça m’a inspiré une liste de petits et grands conseils que j’aurais aimé savoir quand j’ai commencé. Je vous propose donc aujourd’hui le premier de 10 conseils à un jeune entrepreneur:

Si tu ne parles pas anglais, règle ça maintenant!

Je suis né à Montréal, au Québec, dans une province francophone. J’ai grandi en français. Jeune, je n’ai jamais eu d’amis anglophones. J’ai suivi les cours d’anglais normaux à l’école. Au secondaire, je suis allé dans une des meilleures écoles du Québec. Je suis allé à l’Université et j’ai obtenu un Bac en administration des affaires.

Et pourtant, début vingtaine, je ne parlais toujours pas anglais. Je baragouinais, comme nombre de Québécois. Mais mon niveau de stress augmentait drastiquement dès que je me retrouvais dans une situation “anglophone”. Ce qui, jusqu’à 20 ans ne m’était pas arrivé souvent.

Mais sur le seuil de la porte de la vraie vie, j’ai commencé à devoir interagir en anglais. De plus en plus. Et c’est là que je me suis rendu compte à quel point ça me limitait de ne pas être parfaitement bilingue.

J’en fais donc mon tout premier de mes 10 conseils à un jeune entrepreneur: si tu ne parles pas anglais, règle ce problème maintenant!

Pourquoi c’est important ?

On ne se le cachera pas, la langue des affaires, c’est l’anglais. Et la base des affaires, ce sont les relations. C’est bien difficile de créer des relations quand on ne se comprend pas.

Et ça n’a rien à voir avec le débat politique du fait français au Québec. C’est purement mathématique. En Amérique du Nord,  c’est 7 millions de francophones vs. 350 millions d’anglophones. Pourquoi voulez-vous limiter vos chances de succès ?

Finalement, il existe beaucoup plus de ressources en anglais qu’en français: des livres, des webinaires, des conférences, des événements, etc. Ça me désole quand je suggère un bon livre à quelqu’un et qu’il me répond, « Ah, mais il n’est pas en français, je ne lis pas l’anglais… ».

Le succès en affaire, comme dans la vie en général d’ailleurs, est fonction du nombre d’opportunités qu’on saisit. En ne parlant qu’une langue, on limite grandement le nombre d’opportunités qu’on pourra saisir.

Comment on règle ça ?

De mon côté j’ai réglé le problème en regardant des Friends tous les soirs. Oui, oui, la série Friends. “Can it be any more fun ?” J’ai donc appris à l’entendre et à le comprendre.

Puis je me suis impliqué dans une communauté open source où, évidemment, tout se passait en anglais, et via des forums. J’y ai appris à l’écrire.

Ensuite, j’ai commencé à avoir des clients un peu partout dans le monde. J’ai donc appris à le parler.

La clé, c’est de sortir de sa zone de confort et de provoquer des situations qui nous feront pratiquer, le plus souvent possibles, idéalement tous les jours.

Il y a des groupes de discussions qui existent pour vous pratiquer. Il y a des cours partout qui se donne. Utilisez n’importe quel moyen, mais réglez ce problème au plus vite!

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Parce que voir les opportunités n'est pas suffisant, il faut les saisir!Conseil 2: Apprends tous les jours!