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Je suis en train de lire Elon Musk: Tesla, SpaceX, and the Quest for a Fantastic Future, la biographie du gars en question. Un être particulièrement intéressant.

En 1995, Musk a 24 ans et lance Zip2, une compagnie de logiciel qui développe un produit à l’intersection de Google Maps et Yelp. L’entreprise est achetée par Compaq 4 ans plus tard pour 341 millions. Musk empoche 22 millions dans la transaction. Il démarre ensuite X.com, une entreprise de services bancaires en ligne, qui fusionnera plus tard avec Paypal. eBay achètera l’entreprise quelques années plus tard pour 1.5 milliard. Musk sort avec 165 millions.

Il fonde ensuite  SpaceX et Tesla. SpaceX fabrique des fusées, alors que Tesla fabrique ces belles voitures électriques qu’on voit de plus en plus.

Je suis toujours fasciné d’apprendre sur le parcours d’un entrepreneur, ses façons de gérer, ses échecs, ses succès, son histoire. Musk a définitivement une histoire extraordinaire et une personnalité hors de l’ordinaire. Pas toujours facile à vivre, extrêmement exigeant, dure avec les gens. Il rejoint probablement Jobs à plusieurs niveaux dans son style de gestion et de relations avec les gens.

Et ça, ça me fascine. Parce que c’est à l’antipode de ce que j’ai toujours fait en affaire. J’ai toujours été gentil, encourageant, compréhensif. J’ai toujours voulu « uplifter » les gens, les reconnaître au maximum. Trouver des consensus, faire participer tout le monde, permettre à tout un chacun de participer, de se développer, d’user de sa créativité. Je me suis toujours dit qu’en dirigeant une entreprise avec de l’extra CARE à tous les niveaux (employés, fournisseurs, actionnaires), je réussis à faire sortir le meilleur des gens. Et ce faisant, tout le monde y gagne. Les employés sont heureux, l’entreprise réussie et les actionnaires sont contents. Je suis toujours convaincu que ça fonctionne. Mais il semble que d’autres méthodes semblent fonctionner aussi.

Musk et Jobs ont probablement fait tout le contraire. Mais ils ont quand même réussi à faire sortir le meilleur des gens…

De retour au livre, ce passage m’a particulièrement frappé

Musk gave a speech saying we would work on Saturdays and Sundays, and sleep under desks until it got done. Someone pushed back from the table and argued that everyone had been working so hard just to get the car done and they were ready for a break and to see their families.

Elon said: « I would tell those people they would get to see their families a lot when we go bankrupt. »

À l’opposé complètement de ma façon de gérer. J’aurais plus été du genre à célébrer l’accomplissement avec l’équipe et leur donner un congé. Musk en redemande encore. Il exige des heures de fou. Il exige l’impossible, tant dans ses délais, que dans la gestion des coûts. Et ce n’est évidemment pas pour tout le monde. Je suis sûr que beaucoup de gens ne seraient pas capables de travailler pour lui. Mais, force est d’admettre qu’il réussit. He gets the job done!

D’un autre côté, Don Corleone aussi réussissait à faire arriver les choses.

Peut-être y a-t-il un juste milieu. Quelque part entre l’exigence inébranlable, et la reconnaissance perpétuelle.

À méditer. Et vous, vous en pensez quoi ?

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Comments
  • Cathy
    Répondre

    Je crois qu’il n’y a pas de comparaison possible entre les différents styles de leadership. Ce qui fait que ça marche dans un cas comme dans l’autre (style Job ou le tien), c’est que c’est collé à la personnalité et au valeurs profondes du leader. Ce qui marche c’est l’alignement avec soi-même. Point. Après on aime ou on aime pas et une équipe se crée à partir d’affinités et de partage d’une vision.

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