dans La famille

Photos, propos recueillis et traduits par Jacques Lanciault

Félix marche d'un pas décidé partout où il va.Déjà, j’ai un peu plus de 18 mois. C’est complètement fou comment mon goût de la découverte ne semble jamais être rassasié. Maintenant, que je peux aller partout en marchant, en courant ou en grimpant, à présent que je suis capable de communiquer mes désirs ou mes besoins soit avec des gestes, soit avec des mots, je ne peux imaginer de limites à ma progression.
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Félix regarde son père travailler. Ah qu'il aimerait se retrouver derrière la drille.Y avez-vous déjà pensé? Il y a à peine 18 mois, mon terrain de jeu se limitait au mobile fixé au-dessus de mon berceau, aux petits animaux qui se trimbalaient sur le pourtour de mon lit et aux visages de mes parents ou de leurs amis se penchant sur moi en s’extasiant aux moindres sourires que je leur offrais.

Félix glisse dans la piscine avec l'aide de  son grand-papa.Puis, j’ai appris à m’asseoir, découvrant ainsi tout la kyrielle des jouets qui m’entouraient. Mais, je n’en suis pas resté là à attendre qu’on me les apporte. J’ai tenté de m’y rendre par mes propres moyens, tout d’abord en tournant sur moi-même, me retrouvant souvent coincé le visage enfoui dans le tapis ou le nez collé contre le plancher de bois ou de céramique, et en roulant jusqu’à mes précieux amis. Puis, j’ai réussi à ramper pour les rejoindre plus rapidement.

C'est tellement plaisant l'ordi de mon grand-papa.Il m’a fallu bien peu de temps pour mettre un peu de muscles dans mes petits bras, muscles qui m’ont permis de me hisser sur mes genoux et là de me déplacer à une vitesse vertigineuse. Si moi j’ai travaillé la force de mes bras en me promenant partout à quatre pattes, mes parents eux m’ont offert la possibilité de développer de la force dans mes jambes, tout en travaillant mon équilibre.

J'ai beau forcé, ma balle est trop pesante.Je suis très vite passé du « Jolly-Jumper », au « jump-a-roo », et finalement à la « marchette ». Si bien qu’à peine après avoir fêté mon premier anniversaire de naissance, je me suis dressé sur mes pieds, chambranlant au début, j’ai risqué un pas, puis deux, me retrouvant évidemment tout doucement dans les bras de ma mère ou de mon père, fou de joie qui ne cessaient de m’encourager à continuer. Alors, après les bravos bien mérités, je me suis redressé de nouveau et j’ai recommencé le manège jusqu’au moment où je suis passé à trois pas, à quatre, à cinq et finalement bien vite à la course.

Ah que c'est tentant une porte!Aujourd’hui, plus rien ne m’arrête et ma curiosité tout autant que mon manque d’expérience perturbent grandement ceux qui m’aiment. Ils ont peur pour moi. Mais je suis chanceux : au lieu de me mettre des barrières, ils m’accompagnent le plus souvent possible dans mes découvertes. C’est une autre raison pour moi de les aimer si fort!

À suivre…

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