dans La famille

Laval, le 22 octobre 2005 – Certes Félix ne conservera aucun souvenir de la journée de son baptême, mais croyez-moi ses parents, ses grands-parents et la cinquantaine d’invités présents pour cette célébration, eux s’en souviendront longtemps. Peu après la conclusion de la cérémonie, bébé Félix a dû être conduit d’urgence au centre hospitalier de Saint-Jérôme, victime qu’il était d’une sévère crise d’asthme. On le gardera quatre jours à l’hôpital, le temps de le remettre sur pied, de l’étiqueter « enfant asthmatique » et de préparer ses parents à partir en guerre contre la maladie de leur fils, maladie qui, si elle est bien contrôlée, ne devrait nullement empêcher Félix de vivre pleinement sa vie.
Samedi, le 15 octobre en matinée, après une nuit difficile, Félix ayant éprouvé des difficultés à respirer pour on ne sait trop quelle raison, Isabel et Marc-André y vont malgré tout des derniers préparatifs afin d’accueillir, comme il se doit, parents et amis après la célébration du baptême qui a lieu ce matin à l’église de Saint-Adolphe d’Howard.

Félix ne va vraiment pas bien. Il n’a pas son entrain habituel. Il a le souffle court, les yeux cernés et le nez qui ne cesse de couler. Sa mère est inquiète. Pour elle, la cérémonie du baptême doit être annulée et Félix conduit à l’hôpital. Il faut dire, qu’à la mi-septembre, son bébé a vu un petit rhume se transformer rapidement en bronchiolite ayant nécessité son hospitalisation pour 48 heures. Mais, trois fois déjà la date du baptême a été déplacée. Des invités sont déjà arrivés. Finalement, il est donc décidé de mettre Félix sur « son trente-six » et de se rendre à l’église.

Une chance, la cérémonie du baptême ne vise que bébé Félix. Le principal acteur de l’événement, du haut de ses neuf mois, est sage comme une image. Dieu merci, la cérémonie est de courte durée. Merci mon père. De retour à la maison de grand-papa Jean-Pierre, pour partager un petit goûter, (un véritable banquet) afin de célébrer l’événement, il devient évident que la condition de Félix s’envenime. Isabel et Marc-André prennent donc la seule décision qui s’impose : amener leur fils à l’urgence de l’hôpital de Saint-Jérôme.

Devenue marraine de Félix quelques minutes plus tôt, Cathy s’offre pour accompagner Isabel. Pilote d’hélicoptère de profession, son calme permettra un trajet en toute sécurité, surtout que la pluie qui tombe depuis des jours a rendu la chaussée particulièrement glissante. Marc-André lui, malgré son inquiétude quant à la santé de son fils, assumera ses devoirs d’hôtes, puis rejoindra sa tendre moitié à l’hôpital si évidemment, fiston doit y demeurer.

À l’urgence de l’hôpital, l’infirmière qui reçoit Félix constate la gravité de son état. Il est hospitalisé sur le champ. Elle va même jusqu’à déclarer : « une chance qu’il a neuf mois. À trois mois, c’aurait été plus difficile encore! » Après une telle déclaration comment voulez-vous que le cœur d’une mère ne soit pas tout chaviré. Surtout quand elle voit son petit ange obligé de respirer sous un masque à oxygène.

Médecins, infirmiers et infirmières seront aux petits soins avec Félix, et ce, durant toute la durée de son séjour. Son retour en forme sera tout aussi rapide que sa descente aux enfers. Mais, par mesure préventive, les médecins de garde le maintiendront en observation durant tout près d’une centaine d’heures.

Lors de sa dernière soirée à l’hôpital, Félix pète le feu. À 22 heures, il n’a pas encore fermé l’œil. Pire, il est surexcité (probablement un effet secondaire d’un de ses médicaments). Il rit de bon cœur, joue bruyamment avec ses jouets et insiste régulièrement pour que son grand-papa le promène dans les corridors de l’hôpital. Que c’est beau de le voir ainsi de nouveau mordre à la vie!

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