Prenez-vous des notes?
J’en ai toujours pris beaucoup.
Sur papier à l’université (oui, il y a vingt-cinq ans, on prenait encore des notes papier ????), puis, au milieu des années 2000, avec Evernote. C’était ma première vraie application de prise de notes. Leur fameux plan d’affaire sur 100 ans m’avait complètement accroché !
Je mettais absolument tout dans Evernote:
- Notes de rencontres
- Listes de livres ou de films
- Mon journal
- Des idées en vrac
- Des choses à faire
- Des recettes
Et même des trucs pratiques à ne pas oublier
- Plaque d’immatriculation
- Numéro de permis
- Code permanent des enfants
- Billets pour le show des Smashing Pumpkins dans 6 mois ????
Pendant longtemps, Evernote a été mon cerveau externe. Mais avec les années, la magie s’est effritée.
Le déclin d’Evernote
À force de vouloir plaire à tout le monde, Evernote a perdu son mojo.
De plus en plus de fonctionnalités, une interface de plus en plus lourde, et au final, un outil de moins en moins efficace. Ce qui devait être un levier de productivité devenait une source de friction.
Vers 2020, j’ai donc commencé à chercher une alternative. Mes critères étaient simples:
- Un outil intuitif
- Accessible sur tous mes appareils (laptop, mobile, tablette)
- Synchronisation fluide
- Possibilité d’importer mes notes d’Evernote
Les options testées
OneNote
De son vrai nom « Microsoft » OneNote. Ça s’est arrêté là ????.
Notion
Brillant, mais trop complexe pour ce que je cherchais.
Apple Notes
Parfait si on vit 100 % dans l’écosystème Apple. Mais j’utilise un Google Pixel.
Bear
Simple, beau, efficace… mais limité à Mac/iOS.
Google Keep
Par défaut, je me suis rabattu sur Google Keep. Pratique, léger, dispo partout.
Mais rapidement, les limites se sont fait sentir: pas de mise en forme, pas d’attachements, une organisation rudimentaire. Bref, un post-it numérique plus qu’un vrai outil de connaissance.
La révélation: Obsidian
Fin 2021, je découvre Obsidian… et c’est le coup de foudre.
Contrairement aux autres, Obsidian repose sur une idée toute simple mais puissante: chaque note est un fichier stocké localement, que l’on peut synchroniser dans le cloud.
On garde donc le contrôle sur nos données, tout en restant accessibles partout, même offline.
Mais surtout, Obsidian n’est pas juste un outil de notes. C’est une base de connaissance personnelle (Personal Knowledge Base), hautement personnalisable grâce à une communauté active et des milliers de plugins.

Évidemment, ça demande une petite dose de “geekness”. Les automatisations, le plugin Dataview, les templates dynamiques… disons qu’un petit background de développeur aide à tirer le maximum. Mais quand on y plonge, on découvre un véritable système nerveux numérique.
Et là, on tombe en amour.
Importer mes notes
Là où Google Keep m’avait bloqué, Obsidian m’a ouvert les portes. Importer depuis Evernote et Google Keep ? Quelques clics, et tout était transféré.
En moins d’une heure, j’avais récupéré l’essentiel de 20 ans de notes.
Synchroniser partout
Pour la synchro, Obsidian Sync fait la job: notes, versions précédentes, paramètres, plugins… tout est synchronisé sur mes différents appareils.
Mes plugins essentiels
Avec plus de 2000 plugins disponibles, voici ceux que j’utilise au quotidien:
- Dataview: transforme mes notes en base de données vivante.
- Git: backup automatique de ma voûte sur un repo privé GitHub.
- Homepage: une note “dashboard” comme page d’accueil.
- Kanban: gestion des tâches en mode agile directement dans Obsidian.
- Linter: uniformité et métadonnées automatiques.
- Omnisearch: recherche plus rapide et efficace, même dans les PDFs.
- Templater: automatisation et création de templates dynamiques.
Aujourd’hui, Obsidian est devenu bien plus qu’un outil de notes. C’est un véritable environnement de travail et de réflexion, que j’adapte et fais évoluer en fonction de mes besoins.
Et peut-être est-ce ça, au fond, la leçon à retenir: un bon outil de note ne se contente pas de sauvegarder nos idées, mais nous permet de les connecter, les structurer et les transformer en actions concrètes.





