dans Le bonheur

Ce soir, en descendant au stationnement de la Place Ville-Marie pour aller récupérer ma voiture, j’ai dû marcher de long en large à travers l’immense surface remplie de voitures pendant au moins 30 minutes. D’un pas rapide, en beau fusil, repassant plusieurs fois aux mêmes endroits, sacrant allègrement dans ma tête et maudissant tous les employés du stationnement pour m’avoir fait stationner à un nouvel endroit ce matin. Un endroit que, justement, en ce moment, je n’arrivais pas à retrouver. Et j’étais déjà en retard pour mon prochain meeting, à Laval… Je me suis retenu pour ne pas engueuler les préposés à qui je demandais de l’aide pour retrouver mon « calv***e » de char!

Je l’ai finalement trouvé, tout en sueur, essoufflé, une douleur atroce aux mollets pour avoir marché trop longtemps, trop rapidement. J’ai démarré la voiture, failli accrocher 2-3 murs en passant, et suis sorti de l’immeuble à toute vitesse pour tenter de gagner du temps et d’arriver un peu moins en retard à ma prochaine rencontre.

Puis, je me suis calmé. Et j’ai réalisé que je venais de la perdre solide. Ça faisait longtemps que ça m’était pas arrivé! En repassant dans ma tête la scène que je venais de vivre, je me suis rendu compte que j’ai facilement dû passer 2 ou 3 fois devant l’endroit où était stationné ma voiture, mais sans la voir, trop occupé que j’étais à insulter tous les dieux du ciel. Sourire en coin, j’ai réalisé, encore une fois, tout le pouvoir des émotions négatives et leur efficacité à masquer les opportunités.

La psychologie positive

Depuis quelques temps, j’ai beaucoup de plaisir à initier ma copine aux théories scientifiques qui supportent le secteur de la psychologie positive. Scientifique de formation, elle sait apprécier les découvertes du monde de la science et leurs applications dans la vie de tous les jours. Oh, Madame savait depuis notre rencontre que je m’efforçais le plus souvent possible de voir la vie à travers un mince filtre de positivité. Combien de fois m’a-t-elle entendu dire, suite à une situation ou à un événement désagréable: « Quelle belle opportunité de bla bla bla…« .

Que ce soit à travers des efforts pour ne (presque) jamais chialer, tenter d’être plus souvent leader que victime, ou encore en accordant une grande importance à la reconnaissance dans ma vie, il est vrai que j’essaie d’appliquer le plus souvent possible dans ma vie, les concepts de la psychologie positive tels que vulgarisés par Shawn Achor ou Barbara Fredrickson.

Les émotions négatives

Récemment, j’ai suggéré à Madame le livre l’Avantage du bonheur, de Shawn Achor, un des livres qui a démarré chez moi cette quête d’en apprendre plus sur la psychologie positive. Un des éléments omniprésents dans ce livre sont les avantages clairement documentés des émotions positives, en comparaison avec les désavantages des émotions négatives.

Émotions négatives psychologie positive Avantage du bonheur Shawn Achor

En gros (et je ne suis pas scientifique, alors permettez ma libre explication ;)), les émotions négatives ont un rôle très important dans notre évolution en tant qu’espèce. Lorsqu’on se retrouvait confronté à un lion, la crainte, l’angoisse, la peur étaient évidemment fort utiles. Les émotions négatives provoquent chez l’être humain des réactions biologiques qui augmentent significativement nos chances de survie. Par exemple, notre pouls s’accélère, notre respiration aussi, tous nos sens sont en alerte et concentré sur un seul point précis: le danger que représente le lion. De ce fait, plus rien d’autre autour de nous n’existe à l’exception du danger imminent. On est maintenant prêt à se battre, ou à fuir.

Les émotions positives

À l’opposé, les émotions positives provoquent d’autres réactions biologiques qui elles, permettent plutôt d’élargir notre vision, de voir plus de choses, de retenir plus d’éléments importants, d’accélérer l’efficacité de notre mémoire et de notre capacité à interpréter l’environnement. En d’autres mots, les émotions positives nous permettent réellement de voir plus d’opportunités, plus de solutions, plus de possibilités.

Et ma voiture dans tout ça ?

Et oui. Si j’étais resté calme, que je n’avais paniqué, que je ne m’étais pas moi-même mis dans un état si négatif, gageons que je l’aurais trouvé en 2 minutes ma voiture. Et que j’aurais moins mal aux mollets aujourd’hui…

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